J'ai passé la journée à regarder travailler des flics !
[ extrait du Menstruel hebdomadaire " la Macagna " qui éditait au début des années 2000 , article de m. Tommy ] je l'ai modifié sur certains points et mot qui était plutôt " osé " et je n'ai pas tout recopier ... j'en avais mare ! lol )
On dit souvent et un peu trop facilement du mal de la police : feignent, ri-poux, racistes, moustachus...
j'ai voulu en savoir un peu plus sur ces gens très étranges et les ai donc observés pendant un peu plus d'une semaine. Voyage avec escales à la découverte de ces hommes et femmes qui veillent au respect des lois et à la sécurité du citoyen que je suis ...
J'avoue que je ne sais pas par ou commencer ce reportage alors je grimpe dans ma bagnole et je déambule dans les ruelles Ajacciennes. Passant près de la place du marché, le premier choc !
Un gendarme où je ne sais pas bien quoi, portant un uniforme, est en train de vomir des contraventions sur les par-brises de voitures parfaitement stationnées. Je gare ma voiture en double file et m'approche de l'individu pour lui demander le pourquoi du comment de ce mystère.
L'uniformisé aux moustaches ridicule ( ce n'est donc pas une légende ) me répond d'un aire sec que les malheureux propriétaire ont oublié de payer l'horodateur , atroce... Je lui fais alors remarquer que je suis garé en double file et que moi je gène la circulation, et que moi je mérite encore plus une contravention que les autres, et que dans la rue où il sévit des dizaines de voitures sont garés comme moi et emmerde le monde, et que ce clone loupé de Salvadore Dali ne s'occupe que des gens qui n'ont pas payé leur place de stationnement. Il me regarde alors passablement énervé et me lance qu'il y a un temps pour tout. Et je me dis qu'il a raison : il y a un temps pour mettre les P.V et un temps pour être intelligent...
Je démarre et klaxonne en passant à côté de lui, la je croie qu'il est furieux alors je rigole comme un veau et je me casse vers les îles Sanguinaires au volant de mon bolide de 4 chevaux fiscaux ...
Deuxième choc de la journée, décidément c'est une bonne journée ! Sur le bord de la route, un joli camion de laids Crs a arrêté une laide voiture de jolie jeune filles. Je me range sur le bas-côté. Un de ces cafards customisés me fait signe de passer mon chemin, les salauds, ils veulent se garder le butin pour eux seuls...
il se colle à ma portière et m'annonce que je n'ai pas le droit de stationner à cet endroit. Moi non mais eux oui, comme la nature est mal faite... je rétorque que je suis tellement bourré que je ne peu pas faire 100 mètres de plus en bagnole. Son oeil bovin s'éclaire et il part chercher un petit ballon d'alcootest.
Pendant ce temps le reste de sa tribu joue aux flics de Miami en multipliant les sourires et les sous -entendus aux demoiselles qui ont l'air d'apprécier la situation, Saloooooppes !... On tape à la vitre, a c'est lui, je l'avais oublié... je souffle dans le ballon et la couleur n'a pas l'air de lui plaire, normale ça fait 3 mois que je n'ai pas bue une goutte d'alcool !
je le regarde en souriant niaisement et lui dis que je me sens mieux et peut repartir, lui aussi ça l'énerve alors je remets le contact et repars en klaxonnant et en riant comme un veau....
Je poursuis ma route en me demandent si je pourrais faire connaissance de quelques filles avec un faux uniforme, quand soudain, au détour d'un virage, surgit le grand palace hôtel de ces bestiaux, la réserve ! je me gare en pleins milieux de la place en ignorent les deux Men in Black qui gesticulent. Je descends, j'ouvre mon coffre, je sors un gros carton et je commence a trier tout un tas de papiers.
les deux mecs commencent à me crier dessus et je les regarde d'un aire halluciné en fessant le débile profond. ça marche, ils baissent d'un ton et m'explique gentiment que je ne peu pas classer mes dossier ici. Je leur dis que ce sont mes fiches de payent et en profite pour leur demander leur salaire mensuel. Ils me crachent : 2000 ¤ nets !
Je remballe mes affaires et me casse vraiment dégoûté en oubliant même de klaxonner. Pourquoi ne suis-je pas inutile comme eux ?
Retour en ville, direction le commissariat... Cette fois-ci je me pointe à pied. Sans raison valable et sérieuse, je ne peu pas rentrer malheureusement, on ne m'a volé ni mon vélo ni mes chaussettes, alors il faut que je trouve autre chose. Je décide alors de passer le plus de fois possible devant le bâtiment en prenant un aire louche et en regardant les 3 personnes qui discutent devant l'entrée principale, c'est parti, ! Au premiers et deuxième passage ils n'ont même pas levé la tête, je suis déçu, il faut que je fasse un aire un peu plus méchant ...
Cinquième passage ils m'ont enfin remarqué mais n'arrête pas de discuter. Six, sept, huit, neuf, en voilà un qui vient vers moi. Je le regarde droit dans les yeux, je pousse un hurlement terrifiant et m'enfuis en courant.
J'attends un quart d'heure et je me re-pointe, cette fois ils ne sont plus que deux, le premier me reconnaît ( physionomiste le mec !), je me dirige vers le second et lui demande l'heure, puis je file en direction de la petite guérite pour demander le salaire mensuel du petit schtrouphf qui y vit. ( je vous ne le communiquerais pas, cela pourrait provoquer une guerre civile ... )
je ne sais plus quoi faire. Je n'ai pas envie de tuer quelqu'un pour voir comment bosse la crime ! quoi-que... j'ai bien une liste ! mais non !
je ne vais quand même pas m'asperger de farine pour voir si les stups vont venir me renifler !
Non je vais aller faire la sieste, de toute façon je n'ai presque plus d'essence.
Putain !!! c'est n'est pas vrais je rêve... un vrais barage de flic ! et j'ai pas la ceinture. A même pas cent mètre de chez moi, la guigne... Ils me regardent, ils me regardent, ils me regardent, et merde !
ils me font signe de me garer, c'est décidé je ne leur parlerais qu'en Corse ...
- " bonjour monsieur gendarmerie nationale, je peu voir vos papier s'il vous plaît ?
- "Vuleti piutostu a carta d'identità o u permessu di cunduce ? *
* (voulez-vous plutôt la carte d'identité ou le permis de conduire ?)
- " Je vous demande pardon ?
et la vous vous doutez bien que je commence à rire comme un veau...